ETABLISSEMENTS BARDON
| Tel.: | 04 94 45 10 24 |
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| Fax: | 04 94 45 91 42 |
| Catégorie : | Matériaux - Chimie | ||||
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| Forme juridique : | NC | ||||
| Capital social : | 0 € | ||||
| Effectif : | 19 | ||||
| Chiffre d'affaires: |
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Direction
BARDON Dominique
Directeur
Entre tradition et modernité, Bardon « colle » au marché
Cela fait bientôt un siècle et 3 générations de Bardon que cette entreprise éponyme fait partie du « noyau » dur des entreprises varoises depuis son site du Muy doté de 6 000 m2 d’ateliers couverts et d’un imposant parc machine. Le noyau justement, d’olives en l’occurrence, c’est la matière première avec laquelle elle produit des poudres utilisées comme liants dans l’industrie chimique. Une niche de marché où elle excelle en Europe.
A l’origine, en 1906, Charles Bardon se lança dans la production de fleurage de boulangerie, sorte de farine isolante à base de noyaux d’olives pour les fours à pierre. L’évolution se fit naturellement et progressivement vers les produits pour l’industrie, sous forme de poudres utilisées comme composants dans les résines phénoliques par exemple. Leurs charges non absorbantes et de fluidité permettant notamment de faire la différence s’agissant des collages du bois. Ainsi, selon Dominique Bardon, 3ème du nom à la tête de l’entreprise familiale, qui devait succéder en 1995 à Charlet Bardon, lui-même aux « affaires » depuis les années cinquante, « les farines de coques de noyaux agissent à la fois comme charges proprement dites, ayant pour but de réduire le prix de revient de la colle et également comme charges techniques pour en améliorer les propriétés physico-chimiques ».
Excellant sur le marché des résines thermodurcissables (présentant des qualités bien connues d’isolation et de bonne tenue à la chaleur), ce qui lui permet de réaliser 40% d’activité à l’export, en Europe essentiellement, où elle rayonne grâce à une gamme étendue mais se trouve limitée par la stagnation dudit marché, Bardon cherche de nouveaux débouchés dans les charges thermoplastiques. Un secteur en devenir sur lequel apparaissent depuis quelques années les composites bois-plastiques.
Une réactivité à l’image de cette société de 19 personnes, qui a toujours su se situer au fil du temps sur les chemins du développement durable, entre tradition et modernité, et qui se positionne par ailleurs sur le segment de la récupération des noyaux jetés en décharges par les producteurs. Un projet en cours de réflexion avec l’Adème, entre autres, qui lui octroierait, outre une partie de sa matière première, des vertus de dépollueur.